Les bons se présentent sous la forme de petits rectangles de papier cartonné (soit un papier épais, comme à Saint-Hippolyte ou Roquemaure, dans ce cas les billets sont imprimés en planches de 20, 24 ou plus, soit un carton recouvert au droit et au verso d'une mince feuille de papier collé, comme à Nîmes, Uzès...).
La dimension moyenne est de 3 à 4 cm sur 5 à 6 cm, à l'exception des billets d'Uzès, de Sauve et de Pont Saint Esprit, qui atteignent 6X12 cm, et de bons de 1 à 5 sols dont les dimensions sont plus réduites, les plus petits étant ceux de l'aubergiste Antoine Doux de Caveirac (absents dans la collection E. Dumas). Tous ces billets se présentent en largeur, à l'exception des billets nîmois de 1 sol et de 1 sol 6 deniers, celui d'Aigues Mortes de 6 deniers ainsi que ceux de St Gilles de 1 et 5 sous de la première émission qui sont en hauteur. Ceux d'Aigues mortes de 2, 3, 4 et 5 sous sont de format carré. Tous sont imprimé, sauf ceux de Saint Geniès de Comolas et de Caveirac, entièrement manuscrits. Les frais d'impression sont relativement élevé : à Beaucaire, pour 15000 livres de billets, la fourniture de carton et les frais d'impression s'élèvent à 437 livres. Uzès, qui renouvelle ses émissions, décide le 9 février 1792 d'imposer une retenue de 10 et 20 sols dans les échanges avec les assignats nationaux pour financer ses dépenses et Roquemaure doit faire une demande d'emprunt le 17 décembre 1792 au Directoire du Département du Gard, pour payer "405 livres au citoyen Tournel à Avignon pour frais d'impression de billets de confiance, et 30 livres pour frais des commissaires chargé de se rendre à Avignon pour surveiller et hâter la fabrication des dits billets". Au départ, ces frais d'achat de carton et d'impression sont répartis entre les membres des divers organismes émetteurs. Ainsi, à Beaucaire : une souscription est faite par les citoyens de cette ville qui veulent contribuer aux frais que va occasionner la fabrication des billets de confiance qui vont être mis en circulation. Laquelle dépense ne doit point excéder le prix de trente sols pour chaque souscripteur avec la liste de 28 des souscripteurs qui ont déjà payé. Mais après la promulgation de la loi du 1er avril 1792, qui limite aux municipalité l'autorisation de faire de nouvelles émissions, tous les frais sont entièrement à la charge de celles-ci. Deux encres, rouge et noire (exceptionnellement bistre à Uzès, bleue à Anduze et Pont St Esprit et verte à Pont St Esprit), sont utilisées pour l'impression et souvent recto et verso sont colorié en vert, bleu, rouge ou jaune selon la valeur du billet, "pour être distingué au premier coup d'oeil". Les signatures et les numéros d'ordre sont toujours manuscrits, sauf à Cavillargues ou la signature "Puech" est imprimée, mais le billet semble faux. Parfois, au verso, à côté de la contre signature du trésorier, apparaissent, toujours manuscrits, des noms de lieux, comme "La Palice, dépt de l'Allier, Tulle en Corrèze", Clermont, Saint Michel de Chabrellanoux, Vernoux, Colombier le Vieux, dépt d'Ardèche" ou des numéros, indiquant, après la suppression des billets de confiance, d'où est revenu le billet et son inscription au bordereau de retour. Ces bons de confiance ou bons communaux sont classé aux noms des villes où ils sont émis. Ces villes sont groupées en districts (districts d'Alais, de Beaucaire, de Nîmes, de Pont-Saint-Esprit, de Saint-Hippolyte, de Sommières, d'Uzès et du Vigan) puisque le visa du district était demandé pour leur émission, et parce qu'il existe de nombreuses analogies à l'intérieur de chacun d'eux. Les dimensions sont données en millimètres et en commençant par la hauteur.
| |||||||||